Cérémonie de signature du financement japonais pour l’appui à la réforme du secteur de la sécurité

18 juil. 2013

Mot de bienvenue de M. Mounir Tabet,

Représentant résident du PNUD en Tunisie

***

Monsieur le Conseiller principal auprès du Président de la République, chargé des affaires diplomatiques ;

Monsieur l’Ambassadeur du Japon en Tunisie ;

Monsieur le Directeur Général de la coopération internationale au Ministère de l’Intérieur ;

Madame la Directrice à la Direction générale des organisations et des conférences internationales, au Ministre des Affaires Etrangères ;

Mesdames et Messieurs les représentants des organes de presse et d’information ;

Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un grand plaisir de vous accueillir, aujourd’hui, dans les bureaux du Programme des Nations unies pour le développement, à l’occasion de la signature de l’accord matérialisant l’appui du Japon à la réforme du secteur de la sécurité en Tunisie.

Les périodes de transition sont souvent marquées par l’émergence de défis sécuritaires, dont la gestion suppose le renforcement des capacités des forces chargées du maintien de l’ordre et leur adaptation au contexte d’un Etat démocratique. A cet effet, la Tunisie a amorcé, au lendemain de la Révolution, une réforme du secteur de la sécurité, pour créer les conditions nécessaires à la réussite de la transformation en cours.

Cette réforme constitue une dimension clé de la transition démocratique et de l’établissement d’un Etat de droit. Toutefois, il s’agit d’un processus à long terme qui requiert, non seulement une refonte du cadre juridique et une mise à niveau des capacités, mais aussi un changement de paradigme, à travers le passage à une police au service de la population, soumise aux exigences de l’Etat de droit et à l’obligation de rendre compte. Le PNUD accompagne le Ministère de l’intérieur dans ce processus, depuis 2011, avec l’appui de ses partenaires financiers, parmi lesquels le Japon occupe une place de premier plan. L’objectif général de cet appui est de renforcer les capacités des forces de sécurité intérieure et la confiance entre les forces de sécurité intérieure et les citoyens à travers la fourniture d’un service de qualité. De manière spécifique, le projet se propose de réaliser les résultats suivants :

- Le cadre juridique et institutionnel des forces de sécurité est amélioré (nouvelle mission, valeurs, organigramme, etc.) ;

- Une politique globale de formation axée sur les droits de l’Homme est élaborée et mise en œuvre ;

- Les capacités de management et de gestion des ressources humaines sont renforcés ;

- Les capacités de pilotage, de prévention, de préparation et de réponse aux crises sécuritaires sont renforcées ;

- Les capacités d’analyse de l’évolution des besoins de sécurité et des menaces potentielles sont développées ;

- Les forces de sécurité intérieure sont plus proches de la population, dans le cadre d’une approche de police de proximité, associant les communautés locales et les organisations de la société ; La phase initiale du projet a déjà permis, depuis 2011, de réaliser les résultats suivants, en collaboration avec le Haut-Comissariat des Nations unies aux droits de l’Homme :

- Renforcement des capacités de maintien de l’ordre public en période électorale ;

- Evaluation de la conformité du curriculum de formation de la police en matière de droits de l’Homme avec les obligations du droit international ;

- Appui à la révision de la loi relative aux réunions publiques, manifestations et attroupements

- Développement de procédures opérationnelles standard pour clarifier et uniformiser les modes d’intervention et les bonnes pratiques relatives à l’emploi de la force lors des manifestations et des attroupements ;

- Production de fascicules sur les fonctions policières de base et de guides pratiques sur les fonctions policières de base, respectant les impératifs des droits de l’Homme ;

- Préparation d’un rapport de recommandations et d’un plan d’action pour l’amélioration de l’accueil des citoyens dans les postes de  sécurité.

La phase II du projet s’inscrit dans une perspective plus large intégrant, outre les axes de travail déjà abordés, une dimension prévention, préparation et réponse aux crises. Le financement supplémentaire de 2 690 000 $ qui vient d’être accordé à ce titre par le Japon, s’ajoute à un montant initial de 1 M $, déjà alloué, au début de l’année. Cette contribution substantielle souligne l’appui que le Japon apporte aux transformations en cours en Tunisie et dans la région arabe, dans leur dimension tant politique, qu’économique et sociale.

Je voudrais saisir cette opportunité pour renouveler mes plus vifs remerciements au Japon, pour son appui concret à la transition en Tunisie. Je voudrais, également, renouveler à M. l’Ambassadeur et à son équipe, mes remerciements pour les relations de coopération exemplaires, qui sont à la fois un signe de confiance dans la réussite de la transition démocratique en Tunisie et dans le PNUD, comme partenaire technique de mise en œuvre.

 Je vous remercie.

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