Protéger les dénonciateurs et les lanceurs d’alerte, un pas de géant dans la lutte contre la corruption

23 août 2017

L’Instance de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) organise un atelier de vulgarisation et de concertation autour du cadre juridique de la protection des dénonciateurs et des lanceurs d’alerte qui va permettre de un discussion autour du contenu de la loi du 7 mars 2017 sur la protection des lanceurs d’alerte et d’examiner des cas de dénonciation reçus par l’INLUCC afin d’en tirer les leçons apprises. Cet atelier va également permettre de discuter des propositions de textes d’application de cette loi.

A l’occasion de l’ouverture de cet atelier, M. Chawki Tabib, Président de l’Instance Nationale de lutte Contre la Corruption s’est félicité de l’adhésion des partenaires et de la société civile dans la démarche adoptée en matière de lutte contre la corruption et a rappelé l’importance d’un cadre juridique solide et applicable permettant de protéger de manière concrète les dénonciateurs et les lanceurs d’alerte.

M. Hédi Mekni, Secrétaire Général du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’accompagner le cadre juridique des textes d’application qui émanent d’une concertation effective afin de mettre en œuvre et de consolider les engagements du gouvernement dans la guerre déclarée contre la corruption.

Pour sa part, M. Diego Zorrilla, Coordonnateur du Système des Nations Unies a rappelé l’engagement du Système des Nations Unies à accompagner la Tunisie dans sa guerre contre la corruption, une guerre essentielle qui va lui permettre d’atteindre les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030. Il a également félicité la Tunisie d’être l’un des rares pays arabe à se doter d’une loi assurant la protection juridique des lanceurs d’alerte.

Cet atelier est réalisé avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement dans le cadre du programme de Renforcement de la redevabilité publique en Tunisie, mis en place avec l’appui de l’Agence Coréenne de la Coopération Internationale (KOICA).