Après la validation de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le plan d’action se met en place

22 oct. 2016

Avec l’appui de la Grande Bretagne, le Japon, la Suède et la KOICA, le PNUD et ses partenaires s’engagent à passer à l’action et au changement.

Pendant trois jours, l'instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) et ses partenaires, avec l'appui du PNUD, se sont attelés à la finalisation du plan d’action de la Stratégie Nationale de de bonne gouvernance et de lutte contre la Corruption, au cours d’un atelier technique qui s'est déroulé du 20 au 22 octobre 2016, à Hammamet et dont la session d’ouverture a été assurée par Chawki Tabib, Président de l'INLUCC, El Kebir Mdarhri Alaoui, Représentant Résident adjoint du PNUD, Samira Merai, Ministre de la santé publique et Abid Briki, Ministre de la fonction publique et de la gouvernance.

Une fois élaboré, ce plan va permettre de passer rapidement à l’action à travers la mise en place d’îlots d’intégrité (police, douane, municipalité et santé), considérés comme des locomotives dont l’expérience pourra par la suite être élargie à d’autres secteurs. D’autres îlots seront également développés, notamment en partenariat avec le Ministère de la justice. En concentrant les ressources et en ciblant les axes d’intervention, cette approche permet d’optimiser les résultats et l’impact et de démontrer qu’un véritable changement est possible. L’approche adoptée intègre la société civile comme moteur de sensibilisation et d’engagement des citoyens, capable de jouer un rôle de proposition et de contre-pouvoir. Elle se base sur un plan d’action démarrant par un diagnostic avant de passer à l’action et à l’évaluation des résultats en vue de la mise en place d’un plan de généralisation.

Au cours de cet atelier, toutes les parties intervenantes ont réaffirmé leur engagement à accompagner les acteurs nationaux dans l’instauration d’un processus concerté en vue de traduire la vision commune d’un système d’intégrité en axes stratégiques et opérationnels et pour continuer à mener cette démarche dans une approche pragmatique basée sur la recherche de solutions.

Les représentants du gouvernement ont également réitéré leur engagement à consolider le cadre institutionnel à travers l’appui à l’INLUCC et aux réformes administratives et à renforcer le cadre législatif et règlementaire qui entoure la lutte contre la corruption. Ils ont assuré qu’ils accorderaient tout leur intérêt et leur attention aux engagements et conclusions pris à l’issue de cet atelier afin de mettre en place une feuille de route réaliste déclinée en actions opérationnelles, budgets et activités, dans un cadre mettant l’Etat au service du citoyen.