PNUD – INLUCC – CAPJC : cycle de formation de formateurs en journalisme d’investigation

13 oct. 2016

Dans le cadre son soutien aux efforts de la Tunisie dans sa lutte contre la corruption que le Programme des Nations Unies pour le Développement a co-organisé, avec l’INLUCC et le CAPJC une formation de formateurs dont la dernière session s’est achevée le jeudi 13 octobre à Tunis.  Le programme de formation s’est déroulé au Centre Africain de Perfectionnement des Journalistes et Communicateurs (CAPJC) durant la période août – octobre 2016.

Le principal objectif de ce cycle, composé de trois sessions de formation, était de renforcer les capacités techniques d’un groupe de sept journalistes en matière des techniques d’investigation et de former un noyau des formateurs relais en journalisme d’investigation sur la lutte contre la corruption.

Les sessions de formation ont été assurées par Mark Lee Hunter, professeur à l’INSEAD et Maître de conférence en journalisme d’investigation à l’Institut français de Presse, formateur et auteur de nombreux ouvrages sur la thématique, notamment «Story-Based Inquiry : A Manual for Investigative Journalists».

Venus de l’audiovisuel, des agences de presse, de la presse écrite et même de l’enseignement universitaire, les stagiaires ont participé à trois sessions, dont la première a visé essentiellement le renforcement des connaissances des outils cognitifs pour comprendre le cadre législatif et institutionnel lié à la thématique de la corruption et au droit d'accès à l'information. La deuxième session a été consacrée aux techniques de l’enquête par hypothèse et la troisième à l’élaboration des versions finales des enquêtes proposées par les participants.

 

La cérémonie de clôture de la formation s’est tenue le 13 octobre 2016. A cette occasion, M. Eduardo López-Mancisidor, Chargé de Programme Etat de Droit, a félicité l’engagement des apprenants qui se sont attelés, avec grand intérêt et avec une assiduité exemplaire, à renforcer leurs capacités techniques et pédagogiques pour devenir des professionnels de l’investigation dans le domaine de la lutte contre la corruption.

Il a également félicité l’appui et l’engagement de l’INLUCC qui accompagne cette initiative et exerce sa mission en toute indépendance pour prévenir et détecter des actes de corruption et le CAPJC d’avoir accueilli cette formation et de l’avoir appuyée et accompagnée pour qu’elle soit une réussite.

Après avoir remercié le PNUD et le CAPJC pour leur appui et félicité les participants pour leur engagement, Monsieur Chawki Tabib, Président de l’INLUCC a annoncé que 2 journalistes du réseau allaient assurer une formation au niveau régional à Ain Drahem les 15 et 16 octobre et qu’une autre session allait suivre à Hammamet. Il a, par ailleurs, assuré que L’INLUCC allait continuer à appuyer les journalistes en toute indépendance ».

Monsieur Sadok Hammami, directeur du CAPJC, a annoncé que les participants allaient être intégrés dans la base des données des formateurs du CAPJC. Afin d’optimiser et de capitaliser les résultats, une session de formation en « Ingénierie de formation « va être organisée en partenariat avec le CENAFFIF (Centre National de Formation de Formateurs et d’Ingénierie de Formation) permettant aux formateurs de renforcer leurs compétences en matière de formation et de transfert des connaissances.

Moufida Abbassi, participante et journaliste à la télévision nationale a estimé que «les connaissances acquises vont permettre aux stagiaires de comprendre et de démanteler les mécanismes de la corruption». Bahija Ben Mabrouk, journaliste de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a, pour sa part, affirmé que «l’idée de former des formateurs nationaux est intéressante, surtout que ces formateurs sont les plus qualifiés pour comprendre le contexte tunisien et sont les mieux habilités à mener le combat contre la corruption».

Le journaliste de la télévision nationale, Iheb Chaouech a, quant à lui, affirmé que «la formation a touché les aspects techniques, pédagogiques, juridiques et économiques liés à l’investigation».

A rappeler que ces sessions s’inscrivaient dans le cadre de renforcement des capacités techniques, institutionnelles et opérationnelles des acteurs nationaux opérant sur la thématique, en particulier le journalisme d’investigation, outil important dans la lutte contre la corruption. Une petite cérémonie a été organisée à l’issue de la formation, au cours de laquelle des certificats ont été distribués aux participants.

Suite à cette formation, une réunion va se tenir prochainement avec les membres du réseau pour la mise en place d’une feuille de route traçant les prochaines étapes à suivre.