6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous?


L’OMD 6 vise à réduire le taux de nouvelles infections au VIH/sida, augmenter l’accès au traitement pour les personnes atteintes de VIH/sida (médicaments antirétroviraux ou ARV) et réduire la prévalence d’autres maladie infectieuses, notamment la malaria et la tuberculose.

En 2013, les principales tendances mondiales sont :

En 2011, le nombre d’enfants de moins de 15 ans infectés par le VIH a diminué de 230 000 par rapport à 2001.

Fin 2011, huit millions de personnes recevaient une thérapie antirétrovirale contre le VIH.

Durant la décennie 2000, 1,1 million de décès dus au paludisme ont été évités.

Le traitement contre la tuberculose a sauvé quelque 20 millions de vies entre 1995 et 2011.

 

 

Les progrès de la Tunisie vers l’OMD 6


 

 

 

 

 

 

Les données disponibles sur la Tunisie indiquent que l’infection au VIH/SIDA est peu active en raison de plusieurs facteurs liés principalement à la culture sociale et à l’amélioration des conditions de vie de la femme. En décembre 1985, le premier cas d'infection au VIH/SIDA a été observé en Tunisie. A la fin de 2003, le nombre cumulé de tunisiens infectés au VIH s'élève à 1175 répartis comme suit :

808 hommes âgés de plus de 15 ans

284 femmes âgées de plus de 15 ans

83 enfants âgés de moins de 15 ans

Le nombre annuel de cas de SIDA diagnostiqués a varié durant la période 1990-2002 entre 26 et 37 cas et n'a franchi le cap de 40 cas qu'à 3 reprises seulement ce qui montre une certaine stabilisation de la situation épidémiologique de l'infection au VIH/SIDA en Tunisie.

1.17 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.